Le 14 novembre 2016, le cardinal Walter Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des Sciences historiques, le cardinal Raymond L. Burke, patron de l'Ordre de Malte, le cardinal Carlo Caffarra, archevêque émérite de Bologne, et le cardinal Joachim Meisner, archevêque émérite de Cologne, ont rendu publiques sur le site de Sandro Magister, les questions qu'ils ont posées au pape à propos de la réception de l'exhortation post-synodale Amoris Laetitia. Le cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, s'était personnellement chargé de les présenter au pape.

La forme du recours des cardinaux est celle des interrogations classiques que l'on adresse au Saint-Siège : ce sont des dubia (des doutes), formulés de telle sorte qu'ils demandent une réponse par « oui » ou par « non », en référence à la parole évangélique : « Que votre oui soit oui ; que votre non soit non » (Mt 5, 37). Le schéma de chaque question est d'une simplicité qu'on peut justement dire évangélique : le magistère antérieur « fondé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition de l'Église » est-il invalidé sur les points où Amoris lætitia semble en contradiction avec lui ?

Il s'agit ici de questions de foi et de morale dans les matières les plus graves. Elles sont posées par des membres du Sacré Collège. Elles sont adressées au Successeur de Pierre, dont la mission est précisément d'affermir ses frères dans la foi (Lc 22,32).

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Dubia Amoris Laetitia